Comme il n'est rien de parfait en ce monde, Mme Elstir avait un défaut, mais un défaut innocent, qui n'avait jamais fait de mal qu'à elle-même. Elle était, quoique l'ambition semble un privilège du sexe laid, passionnément ambitieuse. Je regrette de n'avoir pas trouvé un autre mot pour exprimer son seul travers; car, à vrai dire, l'ambition de Mme Elstir n'avait rien de commun avec celle des autres hommes. Elle ne visait ni à la fortune ni aux honneurs: les forges d'Arlange rapportaient assez régulièrement cent cinquante mille francs de rente; et, quant au reste, Mme Elstir n'était pas femme à rien accepter du gouvernement. Que poursuivait-elle donc? Bien peu de chose. Si peu, que vous ne me comprendriez pas si je ne racontais d'abord en quelques lignes la jeunesse de Mme Elstir née Lopinot."
Note d’Oriane (crayon de papier noir) : j’ai, bien sûr, bien connu la femme d’Elstir, l’héritière descendante d’une famille de maîtres de forges, elle était en effet d’une ambition peu commune qui a conduit Elstir à sa perte.
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